La putain de Bretagne...
Et la Gravel Tro Breizh...
Au programme de cette newsletter :
- Le ralentissement du podcast
- Comment j’ai survécu à la Bretagne
- La face cachée du coaching
- Viens expérimenter la longue distance tout-terrain lors de la Halloween Carnage.
Pour tes oreilles
C’est plutôt calme sur le podcast ces dernières semaines. J’avoue avoir du mal à renouveler le format après 260 épisodes. J’ai l’impression de tourner en rond et raconter la même chose.
De plus, le format lui-même a beaucoup évolué avec l’apparition paradoxale de la vidéo.
Même si il y a eu quelques exemples de podcast vidéo début des années 2000 après l’invention du flux RSS et du concept de podcast, il faut reconnaître que le format audio s’est largement imposé, laissant la partie vidéo à Youtube, Vimeo etc…
Depuis quelques années on assistai même au phénomène inverse; des émissions de tv étaient converties en audio uniquement pour une diffusion en podcast. Certaines émissions de radio étaient visibles en vidéo.
Mais là, la production de podcast vidéo a passé un cap, que je ne peux pas suivre. Enregistrement en studio, lumière LED, ambiance cozy interchangeable, j’ai même du mal à les distinguer visuellement. Il y a une recette, une esthétique, répétée à l’infini.
Si je ne peux pas suivre au niveau logistique, je ne regrette pas de ne pas suivre le troupeau, ce n’est pas ma nature.
De toute façon, je ne peux être partout.
Pour tes yeux
De ce côté, en revanche, je me régale sur Youtube. La transition a été difficile, trouver un ton juste fût un calvaire.
Mais j’y suis, fidèle à moi-même et à l’aise. J’ai également fini de stabiliser l’aspect technique avec une esthétique plus soignée, qui reprend un peu les codes mais à ma façon.
Je prend souvent l’exemple de la musique pour illustrer des concepts de préparation, mais ça s’applique aussi pour déterminer une identité unique sur les réseaux.
Le constat est simple : il existe des dizaines, des centaines de groupes pour un même genre musical, mais chacun avec son style, sa particularité, sa singularité. De plus, nous ne sommes pas dans la tête des auditeurs et auditrices. Il s’agit donc de faire avant tout le contenu qui nous rend heureux, sans se préoccuper des attentes.
Vouloir faire des vidéos ou des podcast en fonction des attentes du public, c’est prendre le risque de ne pas durer dans le temps. C’est mentir aux gens qui prennent le temps de nous regarder. C’est se mentir à nous-même.
Comme pendant un ultra, pour aller au bout sans exploser, il faut garder sa ligne, sans regarder les autres ou se laisser influencer.
Heureusement, nous ne sommes pas nombreux, il y a largement de la place pour tout le monde.
J’ai survécu à la putain de Bretagne
Même l’organisateur de la Gravel Tro Breizh n’y croyait pas. A 2 semaines de la course, Fred m’écris “Mais tu viens vraiment en fait ?”.
Ben oui, je me suis préparé minutieusement (même un peu trop), bien décidé à faire cette GTB et aller au bout, mais avec 3 objectifs : respecter la course, respecter la Bretagne et les Bretons.
C’est chose faite. Et même si je n’ai pris aucun plaisir à faire ces 1350 km, même si je reste hermétique aux paysages Bretons, je reste très heureux d’avoir croisé tous ces sourires le long du parcours. Heureux d’avoir été soutenu et découvert des histoires étonnantes (Merci encore à Gwen, Xavier, toi et ton fils, toi rencontré l’an dernier en Normandie, toi qui reprend le vélo). je pourrai ajouter mes compagnons de route : Julien, Etienne, Singleton, Clara.
Je suis effectivement arrivé bien préparé, mais j’ai remarqué 2 semaines avant l’évènement que j’avais du mal à tenir les watts auxquels j’étais habitué. Sans être cramé, je pense que j’avais dépassé mon pic du moment et que je débutais la descente.
Je suis arrivé au bout de toute façon, sans me stresser avec ça. Je voulais juste vivre une GTB relativement confortable, mission accomplie.
J’ai eu une sensation de fatigue importante pendant 4 jours, essentiellement due aux courtes nuits. En revanche, je ne souffre d’aucuns bobos et pas de courbatures.
La reprise a été rapide, dès le mercredi en douceur. De toute façon, les jours fériés avec les enfants m’obligent au repos.
Au moment d’écrire des lignes, je suis en déplacement à Marseille pour donner une formation. Repos forcé en quelque sorte.
Je reprendrai progressivement, avec un bloc volume lors du voyage de l’été.
Maintenant, c’est mission Badlands, pour la revanche !
La GTB en 3 vidéos : préparation, événement et debrief.
A noter que j’avais un partenariat avec les Cycles Léon et Apidura, plutôt confortable considérant que j’utilise ces produits depuis des années.
Mathieu, des roues Turbo, m’a refait une roue dynamo mais c’est davantage de l’amitié.
Il me reste à faire la vidéo test du Léon Larage.
En parlant de tests, j’ai reçu le dernier Nakamura Allroad 450, le nouveau Argon 18 Anti Matter, les Hutchinson Touareg Race. J’ai calé mon jour de publication au dimanche à 17h30.
Pour les Touareg Race, ça sera l’occasion d’utiliser mon calculateur de résistance au roulement crée avec l’aide précieuse de Laurent. Nous avons repris la méthode Chung et la méthode de John Karrash pour mettre l’algorithme de calcul dans une version plus ergonomique et francophone que Golden Cheetah.
Bien entendu, je n’oubli pas le Crash Test qui évolue lui aussi.
La face cachée du coaching
Là aussi, il m’aura fallu du temps pour trouver mon rythme et une formule qui fonctionne.
Sur le gravel, bikepacking et ultra, le nombre d’athlète augmente petit à petit mais je suis surtout enchanté par les résultats.
Par résultats, j’entend l’exécution de l’évènement mais surtout les répercussions sur l’humain.
Tour d’Occitanie, Race across Paris, Gravel Desert, The Traka 360 et 200, GTB Spring et Road Tro Breizh, Caly’s, Cap ou pas Cap ; le Bistrot a été sur de nombreux fronts en restant fidèle à sa devise :
Finir en un seul morceau, sans avoir rien cassé, fier d’avoir tout donné, pas moins, pas plus.
La division haut-niveau s’étoffe peu à peu avec de beaux résultats. J’ai été contacté par une cycliste pro, nous avons débuté au moment des classiques Ardennaises , Flèche Wallonne et Liège Bastogne Liège.
Pour le reste …
Bikepacking, Ultra ou Haut-Niveau, la recherche est la même : Confiance, Concentration, Motivation.
Le résultat diffère selon les capacités, mais les bases sont les mêmes.
Concernant la concentration, on mesure mal son importance mais une récente conversation avec un ex-légionnaire m’a fait prendre conscience (encore plus) de son rôle essentiel.
Je vous partage les mots de Alexandre :
“J’ai tourné les mots dans tous les sens, essayé d’écrire un débrief classique, factuel, sportif… mais impossible d’y échapper : ce retour sur ma GTB sera avant tout un hommage à ton accompagnement.
Oui, je sais, je paye un accompagnement 😅, mais il faut reconnaître quand cet accompagnement apporte exactement ce qu’on était venu chercher. Et même un peu plus. Je sens la confiance s’installer, je sens la compétence grandir, et ça, ce n’est pas rien.
Alors je commence.
Richard,
La GTB Series Sprint Édition est bouclée.
8 jours, 13 h, 15 min d’effort.
951 km parcourus.
9 929 m de D+ gravi.
Mais derrière ces chiffres, il y a quelque chose de plus important : toi.
Parce que cette aventure, je ne l’ai pas seulement terminée grâce à mes jambes ou à ma tête. Je l’ai terminée grâce à la confiance que tu as su construire en moi, patiemment, méthodiquement, presque sans que je m’en rende compte.
Et c’est précisément au moment où le doute m’a frappé, ce premier jour, trempé jusqu’aux os, en me demandant “mais qu’est‑ce que je fous là ?”, que j’ai compris ce que ton accompagnement avait changé.
Au lieu de renoncer, j’ai puisé dans ce que tu m’avais transmis :
Une préparation matérielle au cordeau,
un setup optimisé, allégé, pensé pour durer, une planification d’entraînement cohérente, progressive, solide,
Et surtout, cette confiance que tu as installée sans bruit, mais qui m’a porté quand j’en avais le plus besoin.
Cette GTB, c’était une aventure splendide, exigeante. Elle m’a coûté en énergie, mais elle m’a renforcé avec des réussites qui donnent envie d’aller plus loin.
Mais si j’ai pu aller au bout, c’est aussi parce que tu as été la clé de voûte de cette réussite.
Tu as su me préparer, me cadrer, me rassurer, me pousser, sans jamais forcer.
Tu as su développer ma confiance au point qu’elle a tenu même quand moi, j’ai pu douter de mes capacités.
Alors merci.
Pour ton expertise.
Pour ta patience.
Pour ta vision.
Pour ta confiance, qui a nourri la mienne.
Et pour ta passion à transmettre, qui fait toute la différence.
Vivement la suite.”
Un dernier truc ! Tu fais quoi le 31 octobre 2026 ? Prêt pour la Halloween Carnage ?
Départ de Maintenon (28) à 15h, direction le Belvédère de Perseigne et retour.
Itinéraire libre via des points GPS et sections obligatoires - Sans classement - Gratuit - Sur selection
Il y a une faute à Perseigne sur l’affiche, je sais …
Plus d’infos bientôt.





Un grand merci Richard, pour ces partages, ces podcasts et videos en libre accès.